Discussion sur l’opération connexe

Concernant l’implantation d’un grand stade, plusieurs réflexions s’imposent et notamment :

Les effets sur les équilibres sociaux établis

Parce que l’on ne peut s’en désintéresser, on doit s’interroger sur les conséquences humaines, et économiques de l’implantation soudaine d’un grand stade, et ses effets sur les équilibres sociaux établis, dans le tissu local.

A l’heure des épisodiques manifestations sportives, c’est l’envahissement massif et subit du secteur, par le flot des visiteurs, lesquels vont généralement se montrer aussi pressés de quitter les lieux, qu’ils l’avaient été de s’y installer, pour la durée de la rencontre.

Excepté ces brefs et intenses moments d’engouement populaire, épars dans le calendrier, et hormis les interventions discrètes des équipes de maintenance, le colosse, au silence oppressant, écrase l’environnement de sa masse insolite, siège de fréquentations furtives et douteuses, préoccupantes pour le voisinage.

A cet égard, il serait édifiant de sonder celui du Stade de France, après seize années de vie commune…

L’amortissement des investissements publics

De lourds travaux préparatoires sont envisagés à Ris Orangis, pour l’amélioration des voies d’accès existantes et pour augmenter sensiblement la capacité de desserte du secteur par le transport collectif. Un investissement, de l’ordre de 400 millions d’euros, a même été avancé, étant toutefois observé que la création de son parking par la FFR, exonère les collectivités du problème du stationnement.

Néanmoins, vu les difficultés présentes des finances publiques, force est de s’interroger sur l’amortissement d’un aussi lourd investissement, à raison de 17 à 20 manifestations annuelles (escomptées…) donc sur la sagesse d’une telle dépense, et de ce fait, de l’opération elle-même….

C’est notamment ces réflexions qui ont suggéré l’opération connexe, qui exploiterait également, mais en permanence, les aménagements réalisés pour le stade, dont les moyens d’accès et de stationnement.

La consistance de l’opération connexe

Le projet Callisto n°4 comporte, sur le pourtour de l’enceinte, et au dessus du parking, la possibilité d’y construire un ensemble de 27 bâtiments, intégrés au concept architectural général, et susceptibles d’offrir 355 000m2 de planchers, pour la création d’un gigantesque Centre d’affaires.

Les travaux de construction du stade comprennent, inclusivement, la réalisation des fondations et de l’infrastructure des 27 bâtiments, jusqu’au niveau du parvis.

L’étage supérieur des parkings, comportant 8000 places, est réservé aux futurs exploitants du Centre d’affaires .

En supposant qu’à l’inauguration du stade, aucun des 27 bâtiments n’ait été encore entrepris, la situation de l’opération connexe serait alors la suivante :

  • L’infrastructure de l’ensemble de ses bâtiments (y compris les parkings)se trouvant en attente, il suffira d’en réaliser la superstructure, en temps opportun.
  • Les moyens d’accès au stade, dimensionnés et organisés pour acheminer 83 000 personnes en quelques heures, seront d’ores et déjà surabondants pour le Centre d’affaire, y compris lorsqu’il sera entièrement opérationnel.
  • La capacité de stationnement des 3 parkings (26 000 places) sera tout aussi suffisante en toutes circonstances.

Les activités du Centre d’affaires

Parfaitement desservi et organisé pour l’accueil de ses visiteurs, le Centre d’affaires devrait intéresser la plus grande diversité d’activités, depuis l’hôtellerie, le tourisme, les soins à la personne, l’artisanat, les spectacles, l’art et la culture, la recherche, l’enseignement, l’automobile et naturellement le sport…

Nombre de services publics (poste, commissariat…) viendront les y rejoindre

Les intervenants aux activités de santé ne manqueront pas l’occasion, et on peut même penser à l’affectation hospitalière d’un bâtiment, vu notamment, les facilités d’accès et l’environnement, la terrasse pouvant accueillir un hélicoptère.

Quant aux organismes financiers, on peut prédire qu’ils ne seront pas les derniers !

L’attrait spécifique du stade pour la clientèle du Centres d’affaires :

Il ne fait aucun doute que ses commodités d’accès et de stationnement vont constituer un atout considérable pour la vente des bâtiments du Centre d’affaires.

Pour les premières et au surplus, le parvis sera équipé d’un héliport, qu’utiliseront également les manifestations fédérales.

Pour les secondes, tous les visiteurs du Centre d’affaires, en quittant leur voiture, profiteront du même parcours, bref et aisé, que les spectateurs du stade.

Il est prévisible que les performances dimensionnelles de l’enceinte, dans la famille mondiale des stades, ne laisseront pas insensibles les candidats acquéreurs du Centre d’affaires.

Et l’attrait de l’opération, par son originalité, ne sera pas davantage absent de leur réflexion.

Le succès appelant le succès, il suffira d’un arrivant notoire pour en aspirer d’autres, dans une symbiose exponentielle, d’une ampleur peut-être inattendue.

Ce n’est certainement pas l’exemple du phénomène spontané, qui s’amplifie actuellement dans l’environnement de l’ALLIANZ RIVIERA de Nice, qui pourrait contredire un tel optimisme!

A sa carence dans l’anticipation des problèmes de circulation et de stationnement, la ville de Nice avait ajouté l’inconscience des ambitions commerciales.

Mais, un an plus tard, l’édition du 15 septembre 2014 de Nice-Matin, titre, sur deux pages :

« ALLIANZ RIVIERA, nouveau modèle économique. Le vaisseau amiral crée une synergie inédite à Nice Saint Isidore dans le monde des affaires. Commerces et entreprises avancent leurs pions pour être présents »

A défaut de toute incitation, et même d’organisation adéquate pour les y accueillir, les animateurs de la vie niçoise se sont spontanément emparés des lieux, en jouant des coudes et prélevant sur les quelques parkings autour du stade, l’espace nécessaire à leur implantation.

Il va de soi, qu’à Ris Orangis, les instances politiques et économiques, ne pourront que se féliciter de voir se créer, en même temps que le stade, le fondement d’un Centre d’activités d’une telle ampleur, assorti de perspectives prometteuses pour l’emploi et pour la prospérité de leur secteur…

Les avantages réciproques de la cohabitation

Nombre de sociétés du Centre d’affaires se réjouiront, pour leur propre activité, de l’afflux momentané de visiteurs et clients potentiels, anticipant l’heure du match ou s’attardant à son terme, et réciproquement, certains spectateurs (ou leurs conjoints que le match n’intéresse pas..) profiteront de leur déplacement pour acheter, s’informer, observer ou se distraire.

On peut penser que les commerçants sauront exploiter ce même afflux exceptionnel, en lui proposant des ventes promotionnelles.

Il ne paraît pas douteux qu’hôtels, restaurants, salles de sport, spécialités de soins à la personne, s’installeront rapidement dans les lieux.

Débarrassé de toute préoccupation de stationnement pour son véhicule, le futur spectateur (et sa famille) pourra devancer le match et organiser son séjour, afin de jouir des prestations offertes sur place par les établissements du Centre d’affaires.

Le Britannique (ou le provincial), arrivé trois jours avant la rencontre, s’installera dans l’un des hôtels du stade, sachant qu’il va trouver, autour de lui, le cadre adéquat pour son séjour et la satisfaction de ses aspirations personnelles.

A l’heure du match, il pourra partir de sa chambre en pantoufles, pour rejoindre son siège..

C’est en toute quiétude, qu’il quittera ensuite les lieux, au moment qu’il aura choisi…

Pour ses visiteurs, le complexe de Ris-Orangis ne sera pas seulement le stade doublement recordman. Il sera aussi, le plus hospitalier et le plus attractif.

On peut également relever, que tous les spectateurs qui anticiperont l’horaire du match ou s’attarderont à son terme, apporteront, à leur insu, une contribution effective à l’étalement de la circulation sur les itinéraires d’accès du stade, avant ou après la rencontre.

Les expositions, les salons, les meetings…

Qu’ils soient résidents ou étrangers au Centre d’affaires, les organisateurs de telles manifestations ne trouveront, nulle part ailleurs, des conditions d’accueil plus attractives, pour l’acheminement de leurs visiteurs, leur stationnement, leur hébergement, leur restauration et leur distraction.

Et cela, en toute indifférence des aléas d’intempéries, grâce au toit ouvrant !

La conservation des espaces verts

La forte concentration des constructions, sur le parvis lui-même justifie, en transfert de densité, la conservation partielle, en espaces verts, du terrain de l’hippodrome, autour du stade.

  1. Historique
  2. L’initiative Callisto
  3. Discussion sur l’équipement sportif
  4. Discussion sur l’équipement connexe
  5. L’autonomie de l’opération du centre d’affaires
  6. Les concours que la FFR peut espérer
  7. Le compte exploitation de la FFR