Discussion sur l’équipement sportif

Les grandes lignes du projet Callisto n°4

L’implantation

Parmi les emplacements, proposés par les collectivités, la FFR a retenu l’ancien hippodrome de Ris Orangis, sur la commune d’Evry, dans l’Essonne.

Ce terrain largement boisé, d’une superficie globale exceptionnelle de 133 hectares, présente un minimum de contraintes pour l’élaboration du projet.

Les parkings

Le projet s’attache à apporter au problème majeur du stationnement des véhicules de ses spectateurs, la solution qu’il mérite, avec la création de trois parkings superposés, occupant toute la superficie de l’emprise au sol.

Le contour de cette emprise est ovale, le grand axe ayant une longueur de 650 mètres, le petit axe de 475 mètres.

Les deux parkings inférieurs, affectés aux spectateurs, ont une capacité globale de 18 000 véhicules.

L’approche à basse altitude, en vue de l’atterrissage sur l’aéroport d’Orly, révélera aux passagers l’immense ballon de rugby, reposant sur son tapis de verdure.

Il perpétuera le souvenir de l’hippodrome disparu, auquel, il se sera substitué ….

Le « ballon de rugby » est ceinturé par une rocade périphérique, à sens unique, alimentée par les itinéraires publics et d’où partent les pénétrations dans le parking.

La desserte du parvis est indépendante de la rocade.

La superstructure

La largeur de l’enceinte est de 243 mètres, sa longueur de 295 mètres.

L’ossature est constituée par dix arcs tubulaires métalliques transversaux, de 310 mètres de portée. La partie centrale de la couverture comporte des éléments transparents, s’ouvrant latéralement, pour libérer une ouverture maximum de 18720 m2.

La pelouse

Elle repose, dans toute sa superficie, sur un plateau mobile qui permet sa rétractation totale à l’extérieur de l’enceinte, pour l’utilisation du stade à d’autres manifestations que le rugby.

Commentaires

L’originalité du projet Callisto n°4

Les stades couverts sont encore peu nombreux dans le monde. Parmi eux, on peut distinguer le « Cowboys Stadium » de Dallas aux USA, qui exploite également les propriétés physiques des arcs.

Toutefois, contrairement au projet Callisto, les arcs principaux y sont longitudinaux et la partie ouvrante de la couverture se déplace dans le sens longitudinal du stade.

Par contre, la structure du tout récent grand stade de Singapour est constituée d’arcs transversaux, les deux parties ouvrantes de la couverture se déplaçant latéralement.

Elles sont monolithiques et n’ont pas la même souplesse dans la modulation de l’ouverture

Les performances

Les dimensions du projet Callisto lui confèrent certainement deux records d’Europe, voire du monde.

La capacité de ses parkings

C’est un problème qui, du fait de ses difficultés et de son coût, n’a reçu nulle part la solution qu’il est en droit d’attendre, autant des constructeurs que des collectivités.

Il suffit d’observer les tourments récurrents des spectateurs de l’Allianz Riviera de Nice (dont la capacité n’est cependant que de 35 000 places) et le désordre qui précède et accompagne chaque rencontre, pour percevoir la dimension de ce problème, qui dissuade même, nombre de Niçois, de se déplacer.

Le projet Callisto n°4 donne une priorité légitime à cette question.

Chaque spectateur qui aura réservé le stationnement de son véhicule, en même temps que son siège, rejoindra le stade en toute sérénité d’esprit, avant de laisser son véhicule à l’emplacement qui l’attend, au pied de la remontée qui va le conduire à son siège.

Et les spectateurs, à mobilité réduite, pourront être accueillis dans les mêmes conditions.

La magnificence du panorama intérieur

Elle est caractérisée par l’immense trajectoire des arcs au-dessus de la tête des spectateurs et la dimension de la nef.

A comparer avec l’enchevêtrement de poutrelles métalliques, à une quarantaine de mètres au-dessus de la tête des spectateurs du Millenium de Cardiff au Pays de Galles ou du stade Pierre Mauroy de Lille, mais aussi de celui projet en cours, qui semble reposer, comme les deux précédents, sur deux grandes poutres longitudinales.

L’acoustique de l’enceinte

Véritables caisses de résonance, les enceintes du Millenium et du Pierre Mauroy se distinguent par l’altération assourdissante des sons, en provenance des spectateurs, lorsque la couverture est fermée.

En revanche, les spécialistes prédisent unanimement, à la nef du projet Callisto, une acoustique de haute qualité.

Le stade de rugby se proposant de solliciter la clientèle des organisateurs de concerts et de manifestations musicales, cette distinction ne peut qu’être déterminante de leur choix.

L’énergie électrique

A l’instar de tous les stades modernes, des panneaux photovoltaïques situés sur les zones d’inclinaison favorables de la couverture, contribueront à son autonomie électrique.

La gestion des eaux pluviales

Une partie des eaux pluviales ruisselant de la toiture (en moyenne 45 000 m3 annuels) sera stockée dans les réservoirs linéaires, ménagés de chaque côté, au niveau supérieur de l’infrastructure.

Cette eau permettra l’arrosage et l’alimentation des sanitaires par gravité, donc sans consommation d’énergie électrique et constituera une réserve permanente pour la sécurité, disponible instantanément, en cas d’incendie, en tout point du complexe, dans les parkings en particulier.

Les performances des parties ouvrantes :

La transparence des parties ouvrantes assure suffisamment la luminosité naturelle nécessaire à la pelouse, étant observé que, vu ses dispositions, une partie de la couverture fixe peut-être partiellement réalisée transparente, avec la préoccupation de tenir compte des diagrammes solaires, pour éviter aux spectateurs un ensoleillement excessif.

La transparence évite l’éclairage électrique, lorsque le mauvais temps impose la fermeture (contrairement au Pierre Mauroy et au Millenium de Cardiff, où, en plein jour, des rencontres de rugby se déroulent sous les projecteurs).

La rapidité de fonctionnement permet la réouverture, au moment du match lorsque les prévisions qui avaient décidé la fermeture préventive, la veille de ce même match, se trouvent démenties par l’absence de pluie.

La souplesse, due à la faible durée des manœuvres transversales de la couverture mobile (1/4 d’heure maximum) autorise un contrôle vigilant et permanent de l’hygrométrie de la pelouse, afin de lui épargner les excès d’eau qui favorisent les arrachements du végétal.

On peut même réfléchir à la possibilité d’une gestion automatique de cette pelouse, par sondes hygrométriques, commandant, lors des pluies, l’ouverture ou la fermeture de la couverture, mais aussi, à l’inverse, l’arrosage en période sèche, sur les citernes de réserve de l’eau de pluie.

L’éclairage naturel :

Que la partie mobile de la couverture soit ouverte ou qu’elle soit fermée, la nef bénéficie toujours d’une superficie naturellement éclairée de :

Partie mobile de la couverture : 18 720 m2

Partie haute des pignons :

2600 m2 x 2= 5 200 m2

Total 23 920 m2 (près de 2 hectares et demi)

Les locaux de la FFR :

Leur superficie globale, de l’ordre de 120 000 m2, est certainement suffisante pour les besoins propres de l’exploitation par la FFR, et l’organisation de ses réceptions.

Ceux situés aux quatre derniers niveaux des tribunes (environ 30 000 m2) jouissent de la double vue intérieure et extérieure, et sont réellement exceptionnels.

Grâce à l’utilisation de monte personnes panoramiques, disposés le long des arcs principaux, les visiteurs et les VIP de la FFR y accèderont directement, dans un délai de l’ordre de 3 minutes, après avoir fermé leur voiture dans le parking.

Si elle le juge opportun, la FFR pourra aménager des salons VIP, aux niveaux inférieurs de la tribune, plus proches du terrain et des joueurs.

  1. Historique
  2. L’initiative Callisto
  3. Discussion sur l’équipement sportif
  4. Discussion sur l’équipement connexe
  5. L’autonomie de l’opération du centre d’affaires
  6. Les concours que la FFR peut espérer
  7. Le compte exploitation de la FFR